Candidat unique à la présidence de la Fédération congolaise de football association, Véron Mosengo-Omba, a foulé le sol du Kasaï-Oriental ce mardi 12 mai 2026 dans le cadre du lancement de sa campagne électorale. À la tête d’une importante délégation venue de Kinshasa, il a entamé son séjour par une visite de courtoisie auprès de l’autorité provinciale.
Poursuivant son programme, le candidat a visité plusieurs infrastructures sportives de Mbujimayi, notamment le bureau de la LIFKOR, le stade Tshikisha ainsi que le stade Kashala Bonzola. Sur place, il a dressé un constat préoccupant, pointant du doigt l’état de dégradation avancé de ces installations, qu’il juge incompatible avec les ambitions du football congolais.
Lors d’un point de presse, le candidat a vivement critiqué la situation des clubs de la province, contraints de disputer leurs matchs loin de leurs bases. Il y voit un symbole d’échec de la gestion actuelle du football national.
« Ce qui m’a choqué, c’est que les clubs du Kasaï-Oriental ne jouent pas à domicile, devant leurs supporters. C’est un échec pour la FECOFA. Nous avons des solutions et nous allons ramener les matchs ici, à Mbujimayi. Cela doit être corrigé rapidement », a-t-il affirmé.
Optimiste, il a promis qu’en cas d’élection, il assistera à un match officiel au stade Tshikisha, après sa réhabilitation. Une promesse qui se veut un symbole de renouveau pour le football dans cette partie du pays.
Véron Mosengo-Omba a expliqué le choix du Kasaï-Oriental pour le lancement de sa campagne.
« Le match, lorsqu’il commence, on met la balle au centre. Et ici, c’est le centre du pays. Il est donc normal que je donne le coup d’envoi de ma campagne à partir d’ici. Je suis très heureux et honoré de l’accueil que m’a réservé la famille du football du Kasaï-Oriental », a-t-il déclaré.
Le programme d’action de Véron Mosengo-Omba repose sur quatre axes majeurs : la restauration de la gouvernance et de la crédibilité de la FECOFA, la stabilisation des compétitions et des clubs, l’investissement dans la formation des jeunes, ainsi que le développement des infrastructures sportives.
|Par Crispin TSHISAMBU









